Plasmas de Céline Minard (2021)

Débrief

L’extinction de la vie sur Terre a eu lieu. Nous nous retrouvons dans un monde nouveau où les genres, espèces et molécules se sont mélangées par le hasard de la nature.

Chaque chapitre du livre décrit ce monde nouveau un peu comme un bestiaire « adapté » car plus rien ne correspond au monde que nous connaissons aujourd’hui. Tout fût réinventé ; y compris les règles de vie afin de ne pas recréer les erreurs commises par les humains qui ont menés à l’extinction définitive de toute vie sous la forme que nous lui connaissons aujourd’hui.

Ce livre consiste donc en un descriptif de ce nouveau monde.

Le pas de côté que l’humanité avait dû faire après l’extinction des feux n’avait rien d’une liberté. L’exil n’est pas un choix. Dans le meilleur des cas, il est une alternative à la mort immédiate.

Plasmas de Céline Minard
Photo de stein egil liland sur Pexels.com

Il soutient la conversation, quel que soit le tour qu’elle prend. Les investissements, la botanique, l’industrie, la nouvelle automobile, l’infra-mince ou l’histoire ferroviaire, peu lui importe, il sait tout faire. Il suffit d’une citation, d’un chiffre, d’une anecdote ou d’un sourire esquissé pour maintenir la parole dans cet état gazeux pas tout à fait lénifiant qui convient aux relations cultivées. Il observe plus qu’il n’écoute. La position d’un pied, l’angle de la tête, le rapport qu’une bouche entretient avec une chevelure lui fournissent davantage de renseignements qu’il ne pourrait en tirer d’une phrase trop construite ou d’une proposition claire.

Les vraies conversations, il ne les a qu’en marchant. Avec des papillons, quand le corps est assez occupé de son propre déplacement, la conscience suffisamment fixée par la chasse, la parole accède alors par inadvertance aux sujets essentiels et se forme sans entrave, virevoltante.

Plasmas de Céline Minard

Résumé du livre

Céline Minard nous plonge ici dans une univers renversant, où les espèces et les genres s’enchevêtrent, le réel et le virtuel communiquent par des fils ténus et invisibles. Qu’elle décrive les mesures sensorielles effectuées sur des acrobates dans un monde post-humains, la conservation de la mémoire de la Terre après son extinction, la chute d’un parallélépipède d’aluminium tombé des étoiles et du futur à travers un couloir du temps, ou bien encore la création accidentelle d’un montre génétique dans une écurie de chevaux sibérienne, l’auteure dessine le tableau d’une fascinante cosmo-vision, dont les recombinaisons infinies forment un jeu permanent de métamorphoses.

Fidèle à sa poétique des frontières, elle invente, ce faisant, un genre littéraire, forme éclatée et renouvelée du livre-monde.

La mesure avait été imposée par Moscou au prétexte de protéger la population des émanations dont la toxicité avait été évaluée systématiquement trop élevée après 14 heures. Le pic officiel était fixé à 16 heures et on pouvait de nouveau vaquer à ses occupations après 18 heures. C’était bien sûr une absurdité. Leur but était de maintenir une illusion de maîtrise en même temps qu’un contrôle réel des corps, l’essence même du pouvoir.

Plasmas de Céline Minard

Conclusion

Note : 2 sur 5.

en dépit de l’inventivité et des talents d’écriture de l’auteure, Madame Céline Minard, je n’ai absolument pas accroché à ce titre.

Pas d’histoire, d’intrigue, de secret, de suspense, d’humour, d’émotion… Ce livre ne m’a fait aucun effet positif et j’ai trouvé dommage que le propos de l’extinction des espèces, les notions de pouvoirs et de libertés abordées trop brièvement, de manière fugaces, les leçons écologiques et idéologiques dont nous devrions tirer des leçons pour nos propres jours futurs – en tout cas, c’est mon opinion- ne soient pas mieux exposées par un livre « qui parle ».

Première lecture de cette auteure en ce qui me concerne, je suis toutefois curieuse de découvrir un autre de ses titres dans le futur afin -je l’espère- de comprendre les raisons de son succès. Je n’aime pas parler en mal de quelqu’un ou d’une œuvre mais je me dois d’être honnête envers mes lecteurs ; la magie n’a pas pris !

(Lu le 02/10/2021)

Pour Garwan, la ricoche était un art. Une branche de la physique appliquée qu’il affectionnait mais avant toute chose, un art. Le nombre de variables était si grand qu’il fallait un cerveau et un corps à l’esprit de finesse particulièrement développé pour s’y risquer. Mais il fallait surtout la perception intime de l’instant, absolument présent, où la pierre devait quitter la main et s’envoler.

Plasmas de Céline Minard

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